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Création
et Réalisation D.M.Chetti
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Jamel Tourisme Collo - Octobre 2005
- Site Actualisé le : 25/02/2008 |
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Au fur et à mesure qu’on s’approchait de Collo, les souvenirs reviennent. On retrouve les mots en Arabe et, une fois devant l’ex café farrudjia, certains ont l’impression de n’avoir jamais quitté Collo. C’est la magie du tourisme de mémoire.
C’est la veille de mon départ sur Alger pour accueillir un petit groupe de la ville de Grasse, du coté de Nice pour un circuit de découverte de 15 jours, le mois d’août 2006, que j’ai reçu un fax de Sauveur demandant un devis pour un séjour à Collo d’une semaine.
Dix jours avant, je discutais de la question avec Georges, mon voisin de quartier à Collo, étant moi-même collin.
De retour à Collo, sauveur, qui faisait les démarches pour les familles Consalvi, Apréa et Rizzoli m’informa, toujours par mail, de l’acceptation de mon devis. Entre temps, inscris avec une agence de voyage installée à Constantine, les membres de la famille Mattéra aux quels s’est joint le couple Therias- Falcone, optent pour Jamel Tourisme.
La petite tribu des Mattéra, la plus importante en nombre durant ce voyage, est entrée en contact avec moi grâce au sympathique Farid, un jeune de Collo avec qui ils étaient en relations, pour la préparation du séjour.
Le groupe de 18 personnes est alors formé. En fait, il s’agit de trois sous groupes dans un, soit un défi pour Jamel tourisme. En effet, dans la profession, il est plus aisé de gérer un groupe de 60 personnes inscrites individuellement ou en couples que la présente configuration d’autant que chaque famille a ses souvenirs, ses motivations et …ses leadership. C’est avec ces appréhensions que j’ai entamé la préparation et la gestion du dossier.
Jamel Tourisme, tour opérateur dont le siège social est à Collo, c’est aussi une petite équipe de professionnels habitués à l’organisation des manifestations spécifiques. Pour ce séjour, c’est Mohamed, le responsable de l’unité siège sise à Collo, qui a contacté une à une toutes les personnes concernées par le séjour du groupe : propriétaires des maisons, des commerces, autorités locales…. Une tache difficile au départ du fait que c’est la première fois qu’un groupe de 18 anciens de Collo débarque ensemble et 43 ans après. Mohamed était chargé de lever toutes les équivoques. Il faut dire, que globalement, l’accueil de la population fut chaleureux sans être intéressé . C’est grâce à ce travail d’ombre effectué loin du regard du touriste que le séjour fut possible.
Le 10 septembre 2006, alors qu’ils étaient encore entrain d’accomplir les formalités de la police des frontière à l’aéroport de Constantine, que je me présente au groupe pour les assister grâce à l’aide et la compréhension des responsables de la police et des douanes.
Midi quelques minutes, on fera plus de connaissance autour d’une belle table dressée au restaurant la pineraie. Le déjeuner terminé, destination Collo à bords de deux véhicules utilitaires.
A hauteur de la ville de Tamalous, le groupe découvre une région en pleine expansion. Bien qu’encore mal gérée, cette dernière est extraordinaire. Les dechra de 1962 sont de devenues de véritables villes en quête d’un statut. Tamalous est une sous préfecture avec un sous préfet, un tribunal et dotée toute une cité d’HLM. Kerkera, ex El Achra, est passée d’un lieu- dit à une mairie. L’ex aérodrone de Teleza abrite une usine de liège, un institut de formation professionnelle, un autre des techniques de pêche, un hôtel, des centres de vacances, des HLM et une centaine de résidences.
Au fur et à mesure qu’on s’approchait de Collo, les souvenirs reviennent. On retrouve les mots en Arabe et, une fois devant l’ex café Farrudjia, certains ont l’impression de n’avoir jamais quitté Collo. C’est la magie du tourisme de mémoire.
A Collo, les anciens collins redécouvrent la ville avec ses anciens quartiers, ses écoles, sa mosquée Djamaa El Kebir qu’il visiteront, son Eglise transformée en un centre d’apprentissage pour filles et leurs anciennes maisons et commerces. Ils feront le célèbre tour du phare, se baigneront à la fontaine des sangliers et seront invités par des colliotes qui à un café qui à un déjeuner. A leur tour, ils inviteront les maires de Collo, Chéraia et Zitouna (ex Benssembourg) à un déjeuner.
A la mairie de Collo, ils sont reçus par le maire et ses assistants. Mary- Claude, la fille de M Falcone, l’un des ex maires de Collo durant la présence française, lira une émouvante lettre adressée par son papa à l’actuel premier magistrat de la ville. A Chéraia, le groupe est reçu, aussi, par le maire de cette localité.
Bien que la majorité des anciens de Collo n’a pas pris le soins de ramener avec elle une copie de l’assurance rapatriement obligatoire pour le visa, la hiérarchie des gardes cotes nous autorisera, après un premier refus des responsables du port de Collo, à faire une balade à bord d’un sardinier et après 18 heures. On découvrira la presqu’île, lekbiba, beni said et Tamanart by nigt. Une unité des gardes cotes nous accompagnera. Je remercie, à l’occasion, mon ami Khrebache Bekkar, copropriétaire du sardinier, pour sa patience et ….la gratuité de la prestation.
L’avant dernier jour, les anciens de Collo ont invité une trentaine de collins à un Mechoui offert par Jamel Tourisme et l’hôtel Bougaroun. En fait, la chorba et le dessert étaient offerts par l’hôtel et le Mechoui en entier par le tour opérateur. M Jean Pierre Therias, offrira un poisson qu’il a péché avec son ami Tarik comme entrée. Un remerciement pour Farid Bendjama qui a insisté pour payer le déjeuner qui a réuni les anciens de Collo avec les maires de la localité.
Je n’oublierai jamais ces scènes durant lesquelles les doyens M Robert Mattera et Jules Rizzoli coupaient la bête. Ni ces moment durant lesquels, Robert Materra échangeait avec Ami Ahmed, ex maire de Collo et député ainsi qu’avec Ami Abdelhamid des discussions en …arabe. Je vais peut être exagérer en disant qu’au 6ème jour, Robert a oublié l’usage de la langue française!
A Skikda, le groupe a visité l’hôtel de Ville, le musé, le théâtre, le port de Stora et, même, des familles. Le déjeuner fut à base de brochettes. L’office de tourisme de Skikda a offert au groupe de la pâtisserie algérienne.
La veille du retour en hexagone, le groupe passe la journée à Constantine et la nuit à l’hôtel Cirta. Dans la capitale de l’est du pays, il visitera, entre autres, la vielle ville, la mosquée Emir Abdelkader, le monument aux morts et les ponts. Durant le dîner, un jeune constantinois, jouera et chantera du malouf, cette musique que les juifs d’Andalousie ramenèrent au pays lors de la conquista. Elle deviendra, des siècle après, un ciment culturel d’une Algérie plurielle formée de musulmans, de juifs et de chrétiens.
Le 16 septembre est le jour de départ de mon groupe de Collo dont le voyage est motivé par le ressourcement. Le même avion d’aigle azur ramenait un petit groupe de Marseille. Ici, les motivations sont autres : La découvertes des vestiges archéologiques de la région ainsi que son artisanat. C’est mon assistant Zakaria, un jeune étudiant aux beaux arts qui sera, avec moi, le guide, une semaine durant, de ce petit groupe qui n’a pas d’attaches « de sol » avec l’Algérie.
Organisateur du voyage, je remercie Jules, sa compagne, Robert, ses filles et gendres, les petites filles de Robert, Monique, les Consalvi et le couple Falcone- Therias pour avoir fait confiance à Jamel Tourisme. Je remercie, aussi, en plus du personnel de Jamel Tourisme qui a pris part cette aventure (Mohamed, Hafid, Karim, Salim), Baya, un agent de voyages dans le secteur public, invitée à m’assister contre une initiation en milieu réel au tourisme réceptif, ainsi que mon ami Hanafi, un journaliste qui veut se spécialiser dans le tourisme.
Mourad KEZZAR
Directeur de Jamel Tourisme