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Création
et Réalisation D.M.Chetti
- ©
Jamel Tourisme Collo - Octobre 2005
- Site Actualisé le : 25/02/2008 |
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En fait, c’est où l’Algérie ?
L’Algérie est située en Afrique du nord avec comme frontière à l’est la Tunisie et la Libye, à l’ouest le Maroc et le Sahara Occidental. Limitée au Nord par la mer Méditerranée avec une côte maritime s’étalant sur plus de 1200 km, elle est bordée au sud par le Niger, le Mali et la Mauritanie.
L’Algérie est le deuxième pays le plus vaste d’Afrique avec une superficie de 2.381741 km2. Sur cette terre, vit une population de prés de 34 millions dont 65% ont moins de 30 ans.Qui sont les algériens ?
Ce sont en majorité des berbères, premier peuple autochtone dont les traces remontent à plus de 5 000 ans attestés par les peintures rupestres du Tassili, et des peuplades arabes arrivées lors de la conquête pour répandre l’Islam sur le Maghreb. Le pays a connu divers apports culturels et ethniques qui ont imprégnés autant de métissage, au point où l’on peut affirmer, aujourd’hui, que les algériens sont le fruit de toute cette richesse anthropologique.
La langue officielle est l’Arabe. Le Tamazight, parlé en Kabylie, est une langue nationale. Le français est la langue la plus parlée après l’arabe. Normal, l’Algérie a été une ancienne colonie française pendant plus d’un siècle (de 1830 à 1962).
Alger est la capitale. Oran, Constantine, Annaba, Biskra et Ghardaïa sont les villes parmi les plus importantes du pays. La religion est l’islam. Il existe encore des Eglises mais la majorité d’entre elles ont été reconverties en lieux de culture ou tout simplement de culte musulman.
Un peu d’histoire
Si les traces d’une vie organisée dans la Tassili remontent à 6000 ans avant notre ère, les restes de squelettes humains dans l’Oranie témoignent d’une présence humaine vieille de 400 000 ans avant JC.Le Royaume Numide des Massyles.
Voir le site de D.M Chetti dans notre rubrique Liens : http://massyles.free.fr
La Présence Romaine en Algérie.
Après la capture et la mise à mort de Jugurtha, Rome adopte une politique d’occupation progressive du Pays Africa. Sous le Règne de César, la présence romaine se manifeste soit directement comme à l’est soit indirectement par le biais de rois vassaux (tel Juba II). Les révoltes des berbères se succéderont comme ce fut le cas sous Auguste et Tibère. Sous le Règne de Claudius, l’Afrique du nord est découpé en 3 provinces. L’Algérie d’aujourd’hui était, alors, partagée entre la province d’Afrique (avec pour capitale Carthage) et la Maurétanie césarienne (avec pour capitale Caesarea aujourd’hui Cherchel prés de Tipaza). Les frontières entre les deux provinces passent par les actuelles villes de Annaba et Guelma.Les vandales
La décadence romaine facilite l’arrivée des vandales sous Genséric. Ils seront vite chassés par une coalition entre Byzance et les tribus berbères. Chapeautées par l’empereur Justinien, 3 vastes confédérations voient le jour. Lowâta, sanhadja et Zenata. Byzance n’assurait que l’encadrement.Les musulmans et dynasties arabes
A la fin du VII siècle, les musulmans font la conquête de l’Algérie depuis Kairouan. Tantôt seuls, tantôt avec les byzantins, les berbères opposeront une résistance. On cite encore Kosaila et Kahina. Au VIII siècle toute l’Afrique du nord est islamisée. Commença alors l’ère des différentes dynasties arabes : les Hilaliennes, les Almoravides et les AlmohadesLe Règne des Turcs
Voir le site de D. M Chetti dans notre rubrique liens : http://beystory.free.fr
Quelques étapes pour mieux connaitre le pays...
Alger
Ikosium la punique est devenue El Djazair, la capitale, avec Bologhine Ibn Ziri, sous le règne des Ziride. A Alger, la vue ne rate jamais la grande poste, ni les beaux immeubles des ex avenues Michelet et Isly. Alger, c’est surtout sa casbah avec ses ruelles et ses maisons typiques. Elle fut la plus grande cité médiévale du Maghreb. Sa partie basse renferme les plus beaux vestiges entre mosquées et palais. Les anciennes mosquées, Ketchaoua, Djamaa El Kebir et Ali Betchine méritent une halte. Comme d’ailleurs les deux palais, Dar Aziza et Dar Khdaoudj.
Alger est aussi connue pour son jardin d’essai, le musée du Bardo et la basilique sacré cœur de Jésus.
Imposante et envahissante depuis Bab el Oued, notre dame d’Afrique invite à la visiter. Mais, il ne faut surtout pas oublier de faire un tour à Sidi Abderahhmane , le saint de la ville , avant de quitter la blanche.
Tipaza
Verdure des champs et bleu d’une mer turquoise vous capte dans ces lieux féeriques protégés par le majestueux mont Chenoua. Situé à 70 km d’Alger, Tipaza est une livre ouvert de l’histoire de ce pays. Comptoir phénicien, elle devient au II siècle colonie romaine. Elle fut, dans le temps, un centre de rayonnement du christianisme africain. A Tipaza, on ne doit pas manquer la visite du parc archéologique ni du mausolée de la mauritanienne. Bien sur, un déjeuner au port de béni Haroun avec au menu sardines grillées est à réclamer à votre guide.
Tizi Ouzou
Fille du Djurdjura, capitale de la grande Kabylie, elle est au cœur des grandes mutations politique du pays depuis des décennies. Pour les populations berbères, Tizi Ouzou est la capitale d’une identité. On ne peut visiter l’Algérie sans y faire un saut. On en profitera pour visiter le plus grand atelier d’Algérie du bijou artisanal. Un bijou émaillé de couleurs vives et aux motifs berbères. On ira voir de prés les orfèvres de Beni Yenni. Chaque maison foyer a son propre magasin et atelier de fabrication.
Bejaia
Capitale de la petite Kabylie, Bougie, la protégée de Yemma Gouraya, fut sous le règne des Hammadites, XI siècle, la capitale du Maghreb oriental. Une fois à Bejaia, on ne peut que contempler le port depuis la place Gueydon, visiter Bordj Moussa et le rempart des Hammadites. Une virée vers le parc de Gouraya est tout indiquée avec une visite du fort de Yemma Gouraya et une contemplation, des sommets, d’un futur géant de l’industrie agroalimentaire du pays, en sommeil pour quelques années encore. La côte de Tichy est à voir comme, d’ailleurs, les grottes d’Aokas et les cascades de Kefrida.
Jijel
Elle est l’une des plus belles villes de l’est du pays. Elle est, ces derniers temps, la première destination des touristes algériens. Cité balnéaire, son histoire est aussi ancienne que la civilisation. Igilgili, fut un comptoir carthaginois. Elle est plus tard, la première capitale des frères Barberousse appelés à la rescousse par les berbères pour chasser les Génois. A Jijel on visitera les grottes merveilleuses de Ziama, le musée de Koutama et la côte Saphir allant de Bejaia à Skikda.
Sétif
Sétif. Capitale des hauts plateaux. Sétifis. Son existence est antérieure à l’époque romaine. Le touriste aime déambuler dans ses rues, siroter un thé sur une terrasse faisant face de AIN El Fouara. Une fois à Sétif, on visitera le site de Djemila. Cuicul durant le règne des berbères. Fondée par l’empereur Nerva, elle fut durant le 1er siècle une colonie militaire. Le lieu garde encore les contours d’une cité qui fut riche et opulente. Elle aurait atteint les 10 000 habitants.
Constantine.
Constantine, la cité perchée à 600 m d’altitude sur un rocher et traversée par le Rhumel ensorcelle tous ceux qui la visitent.
Cirta, capitale de la Numidie, devient Constantina avec les romains. Après sa destruction en 308, elle est reconstruite en 311 par Constantin d’où elle tire son appellation. Déjà cité opulente du temps des turcs, elle connaîtra les moments forts de son urbanisation avec l’arrivée des français qui, après la restauration du pont Bab el kantara, construirent 6 autres ponts, une merveille !
Constantine a été toujours prédestinée à devenir une destination touristique par excellence. Les restes du chemin touristique y témoignent. L’université Emir Abdelkader, inaugurée en 1995, est un chef d’œuvre des temps modernes. Le site de Tiddis, qui témoigne de la civilisation des berbères, avant l’arrivée es romains, est construit d’une façon exceptionnelle. Enfin, une fois qu’on a quitté Constantine, on gardera toujours les odeurs et saveurs se dégageant de la vielle ville, la Souika.
Annaba
Située à l’extrême est du pays, la coquette est l’une des plus anciennes villes d’Algérie. Les phéniciens ont en fait un comptoir avant le passage des romains. Belle cité balnéaire, riche de son histoire matérialisée par des vestiges toujours présents, elle est une halte idéale pour un tourisme de découverte de villégiature à la fois. Une fois à Annaba, siroter un thé sur les terrasses du Cours en face du théâtre est un rituel. La côte visitée et le pèlerinage à Ras El Hamra accomplie ; une virée du coté des ruines d’Hippone et de la basilique où se trouve la chasse de Saint Augustin est à ne pas manquer.
Souk Ahras
Le nom de la ville de Souk Ahras est intimement lié aux circuits « sur les traces de saint augustin ». Normal, elle est la ville natale de cette figure de proue du christianisme. Une halte sous l’olivier contemporain du « docteur de l’amour » est indiquée. Elle sera suivie par une virée dans les ruine de Madaure, l’université, fondée en 75 de notre ère, que fréquenta Saint Augustin et d’autres figures, tel Apulée, le père du roman moderne. Si vous avez du temps, une virée à Khamissa, une autre cité romaine, s’impose.
Batna- Aurès -Timgad
Le pays des Aurès est au pied du mont Chelia (2326 m). En allant à Batna, une halte au Medracen s’impose. Ce mausolée érigé en 3ème siècle avant notre ère est sensé être la sépulture d’un roi Numide, Massinissa ou son fils Micipsa. Encore plus loin et on trouve Timgad ( Thamugadi ), l’imposant village romain. Il fut fondé en l’an 100 de notre ère par Trajan. Vers le 6ème siècle, il fut détruit par les berbères en révolte contre l’administration incarnée par le prince vandale Thrasamund. Reconstruite par les byzantins, elle fut une nouvelle détruite un siècle après.
Biskra, les Zibans
Après les carthaginois, Rome érigea la cité- défense de Vescera. A partir du 11ème siècle, la reine des Zibans verra défiler les Hammadites, les Hilaliens et les Almohades. A partir du 14ème siècle, les Hafsides et les Mérinides se disputent les destinées de la cité. Au 17ème siècle, les turcs s’installèrent jusqu’au 1844, date des premiers assauts des français qui s’installèrent dès 1911.
Une fois à Biskra, la reine des Zibans, on frappe aux portes du désert, entre l’atlas et le Sahara. Au pays de Deglet Nour, on visitera le parc Landon et on comprendra vite pourquoi le site a déjà enchanté André Gide, Oscar Wilde et Anatole France.
Biskra fut toujours une destination pour les touristes. C’est le désert « modéré », certes, mais ce sont des curiosités uniques telles que les balcons du Rhoufi ou encore les gorges de Mchouneche. Le Rhoufi est un site exceptionnel. On admirera les balcons, les jardins, la palmeraie et le mausolée.
Mchounche, quant à elle, c’est un village- atelier de poterie berbère. On admirera l’oued Labiod, le système d’irrigation des palmeraie et les grottes forgées à même le rocher rouge.
Touggourt, ventre du désert.
A Touggourt, on s’apercevra qu’on est bien dans un pays d’Afrique. Les dunes de sables de l’erg oriental, les hommes basanés et l’architecture typique nous rappellent qu’on est au « ventre du désert ». En 1922 la croisière noire reliant Touggourt à Tombouctou est passée par là. A Touggourt, le touriste ne peut que visiter Temacine et la mosquée où repose la dépouille d’un des dirigeants de la puissante zaouïa des Tidjani.
Ghardaïa, Le M’Mzab
En plein désert, une Oasis, apparut comme un éden. La vallée du Mzab et ses 5 Kseurs. A Ghardaïa, on visitera la mystique béni Izguen et son marché à la criée, le marché de Ghardaïa et le mausolée de Sidi Aissa. Construits globalement au 11ème siècle, Les Kseurs de la vallée du M’zab sont un livre ouvert sur un peuple, un mode de vie et une philosophie.
Première destination touristique en Algérie, Ghardaïa est tout indiquée pour entamer le nouvel an.
Laghouat
Perchée à 150 m d’altitudes, Laghouat, elle, est connue pour sa dinanderie et ses tapis. Elle était, ans le temps, composée de deux villes ou Kseurs, habitées par deux peuples distincts. Au nord, les Hallaf et au sud, les ouled Serghine.
A Laghouat, les curiosités ne manquent pas. Ain Madhi, la Zaouia de la Tidjania, Kourdane et le palais d’Aurélie Picard.
Djelfa
Elle fut le principal marché des Ouled Nail. Cette tribu de nomades dont la beauté et la bonté sont racontées par les troubadours et archivées par la mémoire collective. Djelfa, C’est Messasd et ses burnous, certes, mais elle aussi le témoin du boom que connaît les hauts plateaux et les régions steppiques en Algérie.
Boussaâda
Lieu du bonheur, Boussaâda, est la première oasis saharienne qu’on rencontre en venant d’Alger et la dernière qu’on laisse dernière nous en remontant du sud vers le nord. Elle ne peut que nous enchanter comme elle le fait avant avec Guillaumet et Dinet.
On visitera la zaouïa d’El Hamel, le Kseur, l’oasis arrosée par oued Boussaâda, et on découvrira les œuvres de Dinet (1861 -1930).
Collo
Ville balnéaire à l’est du pays et à 100 Km au nord de Constantine; elle est l’une des plus vieilles villes de la région. Les témoignages remontent à 540 avant notre ère quand elle fut comptoir phénicien. Les traces de l’ancien port existent toujours.
Aujourd’hui, c’est une petite station balnéaire où on peu se baigner dans les belles criques notamment, celles de Tamanart. Collo, c’est aussi les 4 villages du moyen âge toujours habités, la mosquée Djamaa el Kebir , l’église Saint André, son tour du phare ainsi que sa baie , belle à admirer en mini croisière.Après un séjour de découverte, dans une Algérie plurielle, une halte de quelques jours dans ce petit paradis terrestre, le temps de bronzer et s’oxygéner, est un excellent choix. Surtout, une fois que vous y êtes, exigez la sardine grillée de Collo.
Visiter le site de la ville : http://colliotte.free.fr